Verslag van de partner

29 november 2019

Op de website van het psychiatrische ziekenhuis in Bujumbura (CNPK), onze lokale partner, staat o.a. de volgende informatie over de opleidingen ten behoeve van de decentralisatie:

Dans le monde contemporain, la médecine moderne a connu des avancées significatives et le traitement des maladies mentales a acquis ses lettres de noblesses. Au Burundi un long boulevard reste à parcourir pour donner à la santé mentale une place de choix. …. Dès sa création, ce seul et unique centre sur le territoire national a été doté de trois objectifs sacrosaints : soigner, éduquer pour prévenir et faire la plaidoirie à l’endroit des malades auprès des Gouvernement, des ONG et autres partenaires en vue d’éradiquer la stigmatisation et la discrimination dont les personnes atteintes de troubles mentaux sont victimes.
Malgré les efforts consentis par les membres fondateurs du CNPK un besoin de décentralisation des soins de santé mentale s’est toujours fait ressentir. C’est ainsi que le processus de décentralisation des soins de santé mentale a été enclenché par le CNPK sous l’égide du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.
En 2014 un centre a été ouvert à Ngozi pour couvrir la région du Nord. Le processus de décentralisation est devenu un chantier forcement évolutif. Néanmoins les deux centres ne suffisaient pas à eux seuls. Avec l’appui de ses partenaires, le CNPK est passé à la vitesse supérieure dans le processus de décentralisation. Plusieurs formations ont été organisées au profit des prestataires à tous les niveaux pour permettre une prise en charge complète (GIH-mhGAP à partir de 2018). En dates du 4 au 22 Novembre, une formation sur GIH-mhGAP a été organisée au profit des prestataires des Provinces Sanitaires de Gitega, Mwaro et Muramvya avec l’appui des donateurs néerlandais.

Le Directeur Général : ‘Aujourd’hui avec la formation sur le mhGAP nous venons de franchir un autre pas de géant dans le processus de décentralisation et nous nous en réjouissons. Nous nous en voudrions de ne pas témoigner notre gratitude à nos partenaires pour leur indéfectible soutien.’

Au crépuscule de cette série de formations sur le mhGAP, le CNPK a effectué un recueil des témoignages des bénéficiaires et d’autres parties prenantes au projet pour faire un récapitulatif desdites formations. Ces témoignages s’inspirent du vécu des parties prenantes au projet et permettent d’explorer les tréfonds de leurs activités quotidiennes pour ainsi comprendre les défis qu’ils rencontrent, et les processes dont ils sont auteurs dans le processus global de prise en charge des patients lors de la formation. Pour rappel ces formations visaient le renforcement des capacités d’évaluation et de prise en charge psychosociale des conditions cliniques liées aux troubles mentaux, neurologiques et ceux associés à l’usage des stupéfiants. Elles avaient été organisées au profit de 60 prestataires des soins primaires et 90 agents de santé communautaire (ASC).

Le co-superviseur : ‘Mon constat c’est que tous les participants étaient intéressés et studieux. C’était leur toute première formation sur la santé mentale. Ils étaient participatifs et ça a été une occasion pour eux d’appréhender les besoins de leurs communautés en matière de santé mentale. Les ASC ont affirmé qu’il y a un manque de prise en charge dans leurs communautés. Après cette formation, ils sont à mesure de faire une prise en charge sur le niveau psychosociale. Les cas nécessitant une prise en charge médicale seront transférés vers les Centres de Santé et ceux nécessitant une prise en charge médicale approfondi vers les hôpitaux. …. C’est un pas de géant que l’on vient de franchir certes mais il faudrait un recyclage des prestataires formés et prévoir d’autres formations complémentaires.’

Un participant (médecin) : ‘La formation est venue à point nommée. Le contenu des modules était très consistant. Les thèmes étaient clairs et intéressants. Personnellement j’ai approfondi mes connaissances sur les techniques de prises en charge et j’ai pu m’imprégner des différentes typologies des troubles neurologiques. La carence des molécules et les mentalités erronées restent les principaux défis. Cela dit, nous sommes optimiste qu’avec l’appui du Gouvernement et d’autres partenaires nous arriverons à les relever…. Les enseignants étaient très dynamiques. L’organisation était bonne. Personnellement ça a été une occasion de mettre en pratique les notions apprises sur le mhGAP. Nous proposons que à l’avenir le temps des modules soit augmenté ….’

Une enseignante : ‘Mis à part les aléas climatiques qui ont occasionné des retards des participants, la formation s’est bien déroulée. Elle a été très bénéfique pour tous. C’était une belle expérience pour nous de faire profiter nos connaissances aux communautés. Nos superviseurs étaient compréhensifs ce qui a permis le bon déroulement de la formation.’

Une participante (ASC) : ‘Nous remercions les concepteurs du projet pour avoir pensé à notre province. Avant, nous ignorions les techniques de prise en charge mais cette formation nous permis de nous en imprégner. Nous sommes alors prêts à faire profiter nos connaissances aux communautés et améliorer la qualité de nos prestations. La tâche qui nous attend n’est pas des moindres. C’est un travail de longue haleine dont le bon déroulement est tributaire du soutien de nos formateurs. Nous nous en voudrions donc de ne pas demander que pareilles formations soient organisées à l’avenir.’