Postelectoraal

22 mei 2020

De verwachte winnaar van de verkiezingen in Burundi is Evariste Ndayishimiye, secretaris generaal van de regeringspartij CNDD-FDD. Hij heeft in zijn verkiezingstoespraken aangegeven dat leiders niet de ontberingen van het volk moeten tonen, maar dat zij de kansen op ontwikkeling in beeld moeten brengen. Dit is wat hij wil doen. De bevolking heeft over het algemeen wel enig vertrouwen in hem, al kan niet worden gezegd dat mensen vrij kunnen stemmen. De oppositie krijgt geen kansen, zoals ook uit onze nieuwsberichten van de afgelopen dagen mag blijken. Berichten over diverse vormen van fraude bij de verkiezingen zijn er ook geweest. Het blijft moeilijk om te geloven in democratie in een land waar repressie al jaren de boventoon voert en mensen amper kansen hebben op individuele keuzes.

Van Ndayishimiye wordt gezegd dat hij charisma heeft en over een groot internationaal netwerk beschikt. Dit zou gunstig kunnen zijn om de steun aan het land weer op gang te helpen. Wat daarbij echter niet helpt zijn zijn uitspraken over verzet tegen ‘de partizanen van het kolonialisme’. Hij wil het Burundese volk redden van de afgrond, maar de vraag is hoe. Citaat: …. Evariste Ndayishimiye confie que malgré cette victoire, leurs challengers, qu’il qualifie de partisans du PDC (parti démocratique chrétien) de l’époque coloniale, existent toujours.

Hieronder plaatsen we voor geïnteresseerden een opiniestuk uit Iwacu van vorige week (13 mei 2020), waarin o.a. de risico’s in de postelectorale fase worden benoemd:
Dans une campagne électorale, certains revendiquent la victoire avant le scrutin. Denis Banshimiyubusa, politologue, alerte sur le danger que représentent ces discours sur le processus et la société.
« Dans les discours de campagne électorale, chaque parti revendique la victoire. Ils disent parfois que les élections sont terminées, qu’il ne reste que le comptage des voix. Pour d’autre, le changement est atteint, il ne reste qu’à attendre la date butoir du 20 mai ainsi que d’autres discours du genre». Tels sont les discours d’anticipation de la victoire relevés par le politologue Denis Banshimiyubusa.
Dans un premier temps, il affirme que ces discours devraient être appréhendés sous un aspect positif : « Ils visent à mobiliser l’électorat. Non seulement les partisans, mais aussi l’ensemble des électeurs.»
Ainsi dire que tel candidat a été désigné par Dieu, après une longue séance de prière, est une manière de faire croire aux électeurs que c’est le candidat légitime capable de diriger le pays.
Denis Banshimiyubusa relève aussi les conséquences néfastes qu’engendre ce genre de discours. « Si la partie qui a remporté les élections est celle qui célébrait la victoire avant le scrutin, la partie adverse aura du mal à reconnaître sa défaite », explique-t-il, avant d’ajouter : « La revendication de la victoire avant le scrutin peut engendrer contestation et violence au vu des résultats.»
Il observe que cette situation atteint son paroxysme avec des violences de masse : Des affrontements violents. Parfois, pas de justice indépendante et les organes chargés des élections se montrent complaisants.»
Pour éviter l’irréparable, ce professeur appelle chaque acteur à prendre ses responsabilités. Il invite les compétiteurs à respecter la règle du jeu et à soigner leur langage pour ne pas embraser la société.
Il interpelle aussi les organes chargés de la régulation des élections, la police et la justice à faire leur travail sans complaisance. Le travail ainsi accompli avec impartialité permettrait d’assainir le climat politique et de préparer l’apaisement de la période post-électorale.
Les militants des partis politiques ne sont pas en reste. Ils sont appelés à avoir un esprit de discernement et d’éviter l’excès de zèle. « S’il y a des troubles ou violences, ils sont les premières victimes», conclut-il.

Verantwoording:
De informatie die is gebruikt voor dit bericht van Kennis zonder Grenzen is afkomstig uit (in Nederland, niet altijd in Burundi) openbare media. De foto is een detail uit Voanews.