18 mei 2016
Op RFI troffen we op 11 mei jl. onderstaande visie van Filip Reyntjens: ‘On sent une tentative d’injection de l’ethnicité dans le discours politique au Burundi’. Voor de lezer die zich een gedegen oordeel wil vormen, plaatsen we het hieronder als geheel.
Invité sur RFI, Filip Reyntjens, constitutionnaliste et politologue belge, président du Centre d’études de la région des Grands Lacs à l’Université d’Anvers, répond aux questions de François Mazet sur les demandes pressantes de la reconnaissance du « génocide hutu » en 1972.
Pouvez-vous nous rappeler ce qui s’est passé en avril 1972 au Burundi ?
Filip Reytjens: Il y a eu une attaque d’envergure assez limitée des rebelles Hutu qui venaient essentiellement du Congo et plusieurs milliers des Tutsi essentiellement des fonctionnaires de l’administration locale et du Parquet ont été tués à cette occasion. Ensuite l’armée burundaise et la jeunesse du parti unique, Uprona, ont réagi par une répression féroce qui a fait entre 100 et 300 mille victimes et quasiment toute l’élite Hutu a été décimée fin avril 1972. C’est un moment extrêmement important dans l’histoire du Burundi et d’ailleurs ces événements on les appelle « Ikiza », le fléau.
Ces nouvelles demandes de reconnaissance d’un génocide des Hutu dans le contexte actuel, ce n’est pas fortuit ?
Ce n’est pas tout à fait fortuit dans ce sens qu’on sent une tentative d’injection de l’ethnicité dans le discours politique au Burundi aujourd’hui. Seulement il faut le dire, ces tentatives ne semblent pas marcher. Je veux dire par là que les Burundais ne semblent pas accueillir favorablement ce type de discours. Ils ne marchent pas sur cette voie-là. C’est le fruit d’une ingénierie institutionnelle qui a été extrêmement performante depuis l’Accord d’Arusha en août 2000.
Vous voulez dire que la transition et les nouvelles institutions ont permis peut-être de faire cicatriser la plaie ouverte en 1972 ?
Je ne sais pas si la plaie est cicatrisée. Je ne le pense pas mais il faut dire que le Burundi a su gérer un contentieux ethnique dont l’exploitation, qui avait coûté des centaines et des centaines des milliers de morts, avait été jugulé de façon efficace grâce à cette ingénierie constitutionnelle qui a fait, on le voit, depuis le début de la crise, il y a un an, que le conflit au Burundi est un conflit politique et non pas un conflit ethnique. Ceux qui se sont opposés au troisième mandat de Nkurunziza sont des Hutu et des Tutsi et ceux qui l’ont soutenu sont des Hutu et des Tutsi.
Pour vous les tentatives d’instrumentaliser qui sont faites des évènements de 1972 dans le cadre actuel ne fonctionnent pas ?
Elles ne fonctionnent pas encore. Il faut être prudent tout comme on a pu juguler le fait ethnique, on peut également le ressusciter. C’est un processus qui est toujours en cours et c’est une pacification qui reste somme toute assez fragile.
Est-ce que, selon vous, avec ces commémorations, les autorités ne cherchent pas à dénoncer ce qui est, selon elles, un deux poids deux mesures de la Communauté internationale vis-à-vis du Burundi et du Rwanda, les Burundais estimant qu’on est très magnanime avec les Rwandais ?
Tout à fait, je pense que c’est un sentiment très compréhensible, le régime rwandais est autoritaire, dictatorial, prétend évidemment que l’ethnicité n’existe pas, donc pratique une politique d’amnésie ethnique. Mais en réalité il s’agit d’une petite élite tutsi qui est au pouvoir au Rwanda.
Et donc il est vrai que la communauté internationale tolère beaucoup plus l’autoritarisme au Rwanda qu’au Burundi. Ça c’est incontestable. C’est dû notamment au crédit génocide dont bénéficie le régime rwandais, le sentiment de culpabilité de la communauté internationale pour n’avoir rien fait en 1994 au moment du génocide mais également la participation du Rwanda dans des opérations onusiennes et de l’Union africaine de maintien de la paix, une économie qui fonctionne assez bien… Donc tout cela explique pourquoi la tolérance par rapport au Rwanda est plus grande qu’au Burundi. Ce sentiment qui correspond à une réalité de deux poids deux mesures est tout à fait réel.
Une Commission Vérité et Réconciliation chargée de qualifier tous les crimes commis au Burundi depuis l’indépendance a finalement été mise en place cette année. Elle est présidée par un ecclésiastique. Est-ce qu’elle a les moyens de remplir sa mission dans le contexte actuel ?
Je ne le crois pas. Je pense qu’il faut, par exemple, au minimum une certaine liberté de parole au Burundi aujourd’hui. Il y avait une société civile très active, une presse diversifiée….Mais tout cela a été remis en cause, surtout depuis la tentative du coup d’Etat de mai 2015. Tout cet espace de liberté a été malheureusement fermé et refermé. Il me paraît extrêmement difficile de faire un véritable travail de vérité sachant en plus que tout le monde a du sang sur les mains.
Parmi ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, il y en a qui si l’on dit la vérité, devront être reconnus coupables de certains crimes notamment des crimes contre l’humanité et peut être des crimes de guerre. Mais il y en a également au sein de l’opposition qui devraient craindre la vérité qui pourrait sortir de cette Commission Vérité et Réconciliation.
Het interview heeft veel tegenreacties opgeroepen. Ook waren er mensen die aanhaalden dat Reyntjens louter Belgische gedachten ventileert (en weer anderen die dat ontkenden). De Belgen hebben de Burundesen uiteen gedreven, wordt er nog vaak gezegd in Europa. We zullen deze discussie nog verder volgen de komende tijd.
IWACU plaatste vandaag een interview met Willy Nyamitwe over de route naar de oplossing voor Burundi: ‘Arusha en procès’. Ook dit riep veel reacties op, zoals hieronder te lezen is.
Après les conseils du « géopoliticien panafricaniste » belge, Luc Michel, de ne pas prendre part aux pourparlers inter-burundais d’Arusha, le pouvoir donne des coups de boutoir contre ce dialogue.
Un tête à tête entre Willy Nyamitwe et Luc Michel
«Est-ce qu’Arusha est la clé ? Est-ce qu’Entebbe est la solution ? Ou Bruxelles ? », se demande Willy Nyamitwe, conseiller en communication du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza. Autant de questionnements soulevés juste après avoir co-animé mercredi le 11 mai une conférence publique avec Luc Michel, le nouvel « ami du Burundi ». Il est décrit par la presse internationale comme un « néonazi antiaméricain ».
Ce dernier appelle Bujumbura à ne pas prendre part au dialogue inter-burundais sous les auspices de l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa : «Arusha est un piège diplomatique. Aller à Arusha, c’est aller à Canossa. » (schuld bekennen / zich onderwerpen, KzG).
«Faut-il que les Burundais du Canada, d’Australie, de Tanzanie, du Kenya, du Rwanda ou de la RDC, tous se retrouvent avec leurs concitoyens venus du pays à Arusha ? Serait-ce alors la potion magique qui ramènerait la paix au pays ?», s’interroge encore une fois le conseiller en communication du président de la République. Selon lui, toutes ces questions trouveront des réponses dans un proche avenir. «Il faut donner du temps au temps».
Par le passé, argumente-t-il, nous avons vu la signature à Arusha d’un accord de cessez-le-feu le 21 juin 1998 entre Léonard Nyangoma, président du Cndd et le pouvoir de Buyoya, cela n’a rien donné. «Nous avons vu, le 28 août 2000, la signature de l’Accord d’Arusha, les canons ne se sont pas tus, ils ont continué de plus bel de même que le bruit des bottes jusqu’à la signature le 16 novembre 2003 de l’Accord global de cessez-le-feu entre le Cndd-Fdd et le gouvernement de transition», rappelle Willy Nyamitwe.
«Le peuple burundais est souverain»
Malgré la signature de l’Accord global de cessez-le-feu avec le Palipehutu-Fnl le 7 septembre 2006, fait-il également remarquer, il a fallu attendre la signature d’une « Déclaration de cessation immédiate des hostilités » (Pasteur Habimana pour le compte du FNL, Evariste Ndayishimiye au nom du gouvernement et Kingsley Mamabolo représentant la médiation), le 26 mai 2008, pour que ce mouvement s’engage sur le chemin de la paix.
De toutes ces interrogations, conclut-il, il faut retenir que le peuple burundais reste souverain et que la solution aux problèmes burundais viendra des fils et des filles de ce pays. «Il leur faut du temps pour analyser tous les conseils qu’ils reçoivent de tous côtés afin de savoir ce qu’ils en tireront. Attendons que l’heure de ces pourparlers sonne pour savoir ce que le gouvernement fera, ce que le peuple fera et ce que les partenaires du Burundi feront.»
D’autres s’inscrivent en faux contre ces pourparlers. Entrevoyant le partage du pouvoir avec des postes accordés aux « gens non élus », ils jettent l’anathème sur ce « processus qui rappelle les gouvernements de transition ».
Le dialogue inter-burundais devrait reprendre ce 21 mai
Makocha Tembele, assistant du facilitateur dans la crise burundaise, a annoncé, ce mercredi 11 mai, que la reprise du dialogue inter-burundais sous médiation de la CAE a été fixée au 21 mai de commun accord avec les parties prenantes.
Pour rappel, ces pourparlers avaient été initialement prévus pour le 2 mai. La médiation a jugé bon de repousser de trois semaines ce rendez-vous afin de mener d’autres consultations avec tous les protagonistes de la crise burundaise ainsi que d’autres partenaires.
Reacties:
– Le Burundi n’a jamais été isolé, désolé de vous apprendre cela parce que si ça avait été le cas ce gouvernement ne tiendrai pas. J’aimerai dire que le Burundi avec sa majorité silencieuse a beaucoup de supporter africaines s silencieux, d’ailleurs n’est ce pas ces supporters qui ont donné un poids lourd au Burundi a l’UA et à l’ONU. Pourquoi l’UA à t’il renoncé d’envoyer des troupes au Burundi? Bien sûre grâce aux soutient des 4 puissances économiques et militaires sur le cotroupes:Angola,Afrique du sud,Égypte,Algérie. À l’ONu le véto de la Chine et de la Russie auront suffit à cassé les gros parleurs. À la surprise générale des saboteurs du gouvernement burundais, le Burundi. À été choisi par 130 pays comme membre dans la gestion des droits de l’homme à l’ONu. Cela a été une grande déception pour les saboteurs, quand ils ont encore appris que l’UA à prolongé le mandat du Burundi dans le conseil de paix et sécurité de l’UA. Nous pouvons aussi noté le financement indirect de la part de la Russie, Chine, Congo,France, Rdc. Les gens pensent qu’être soutenu veut dire crier sur tout les toits, aujourd’hui beaucoup de burundaise ne fesant pas parti de la majorité silencieuse détesté l’UA pourtant ils étaient surexcité par cet organisation lorsqu’ila annoncé l’envoie des troupes
– Ah oui, Luc Michel, l’apôtre « panafricaniste » conseille au gouvernement burundais de ne pas aller à Arusha ? Mais le gouvernement a-t-il besoin de ce « conseil » ? N’est-il pas clair que la position du très largement surpopulaire président est fragile et ne tient que par l’obstination – désespérante sinon désespérée – d’un homme et de son entourage ? Et que la confrontation avec les oppositions – toutes les oppositions – ne tournera pas à l’avantage de ce gouvernement ?
Qu’un aussi illustre luminaire que Luc Michel soit appellé pour conforter le gouvernement dans son rejet d’un « dialogue inclusif » montre assez l’isolement de ce gouvernement. Montre aussi que le Burundi est un pion dont se sert le Maître de Toutes les Russies, pour enquiquiner l’Occident – les affinités entre Luc Michel et Vladimir Poutine ou les instances du Kremlin sont apparues assez clairement lors de la crise de l’Ukraine.
Il est clair également que ce « conseil » ne coûte pas un sou au bon apôtre ou à ses mandataires, à ce que l’on sache. Ceux qui épongent l’ardoise sont les Burundais qui sous-vivent dans un pays à la dérive, et les pays voisins qui hébergent un quart de million de réfugiés, épaulés par l’aide internationale.
Vraiment, quel excellent conseil …
Pierre Nkurunziza, inébranlable sur son socle, défiant l’Univers et ses dépendances, impérial et souverain – honneur et louanges à Lui.
– Alea Jacta Est (« Latin, pour dire Le Sort est Jete »), il ne reste qu’a observer la suite et prier. L’Histoire jugera. God bless.
– Cher Abas Mbazumutima, Encore une fois vous caricaturez une situation et des propos d’une personne et des institutions. Il me semble que ce belge Luc Michel a été au Burundi (sur invitation ou pas) et y a rencontré les autorités de ce pays pour animer par après un débat. Pour vous sa prise déposition a légitimé et a encouragé le pouvoir à le suivre dans son appréciation que Arusha est un piège? Je pense que bien avant la visite de ce Monsieur,le gouvernement burundais s’était déjà exprimé par l’intermédiaire de son Ministre des affaires étrangères de l’époque, L. Kavakure. Pour lui, Arusha n’était pas la bible, avait-il dit.
«Faut-il que les Burundais du Canada, d’Australie, de Tanzanie, du Kenya, du Rwanda ou de la RDC, tous se retrouvent avec leurs concitoyens venus du pays à Arusha ? Serait-ce alors la potion magique qui ramènerait la paix au pays ?» cette prise d eposition peut être la mienne, car finalement, Arusha a été l’arnaque du siècle pour le peuple burundais et cela ne doit pas se reproduire. Le principe doit être la préparation des « etats d’esprit » de tout un chacun pour une meilleure gestion de la chose publique, y compris la démocratie. L’état d’esprit se construit et mais ne se négocie pas. Or Arusha n’a fait que rendre notre société artificielle. Exemple: sur quelle base une certaine catégorie de la population doit être représentée dans les institutions à 40 % et l’autre à hauteur de 60 %? Dans quelle logique l’armée doit être composée à 50% pour l’une et l’autre des deux catégories? Cela ne peut qu’exacerber le côté artificiel de notre société!
Donc, allons-nous reproduire la même chose et/ou rajouter une nouvelle et sale couche à une couche déjà sale? Par exemple et pour être cohérent, procéder à un décomptage de la population pour savoir exactement quelle proportion des uns et des autres dans la population?
Si alors le souci est d’assainir les esprits pour une bonne cohabitation, le débat ne peut qu’être interne et non à l’étranger avec des médiateurs parce, moi, personnellement, je n’ai pas besoin de médiateur pour cohabiter pacifiquement avec mon voisin!
– A mon avis, le dialogue est agendé « à l’extérieur » simplement pour qu’il puisse avoir lieu, réunir *toutes* les parties et garantir la sécurité des participants.
Le rôle de la médiation est de « tempérer » les débats et d’aider à trouver une solution consensuelle à un problème que des parties en conflit ne parviennent pas à résoudre par elles-mêmes. Ce n’est pas si diabolique que cela – c’est tout simplement difficile.
Le récent livre de Monsieur Kavakure – La démocratie au défi – affirme que les accords d’Arusha ont dû être « arrachés » à un gouvernement rétif, qui a quitté la table en serrant les dents. Et – mon interprétation – le gouvernement mis en place en 2005 n’a pas su, voulu ou pu intégrer réellement ces « perdants hostiles » dans son action. Les acteurs ont changé, les rôles ont été redistribués, mais la possibilté d’accord consensuel reste réduite.
Et cela ne changera pas, où que se tiennent les consultations.
Voilà qu’on se remet à parler de Vérité et Réconciliation. Quel incroyable coïncidence !
De machtspartij in Burundi geeft regelmatig aan de steun te genieten van Rusland, zoals op 14 mei via Iwacu:
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, s’est entretenu samedi à Bujumbura avec le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, sur les voies et moyens de renforcer les relations entre les deux pays, rapporte la radio nationale.
Les Russes apprécient positivement le pas déjà franchi dans la recherche de la paix au Burundi, plongé dans une grave crise politique depuis plus d’un an, et s’apprêtent à aider dans différents domaines de la vie nationale, a indiqué le porte-parole-adjoint du président burundais, Jean-Claude Karerwa, cité par la radio.
Verder viel ons het rapport van OCHA van vandaag op, waarin de bijna chronische aard van ‘internal displacement’ in de hele wereld staat genoteerd:
2016 Global Report on Internal Displacement
The Internal Displacement Monitoring Centre launched last week its yearly report on internal displacement, both on conflict-induced and disaster-induced displacement. Here is a summary of findings:
•Conflict, violence and disasters displaced 27.8 million people in 2015 in 127 countries subjecting a record number of people being forcibly displaced within their own country. Of the total, 8.6 million were associated with conflict and violence in 28 countries and 19.2m people displaced due to disasters in 113 countries.
•At the end of 2015, there were 40.8 million IDPs worldwide as a result of conflict and violence – an increase of 2.8 million on 2014, and the highest figure ever recorded. It is also twice the number of refugees in the world. Three-quarters of the world’s IDPs (or 30 million people) were located in 10 countries including Sudan and South Sudan.
•Sudan and South Sudan have featured in the list of the ten largest internally displaced populations every year since 2003.
•Displacement in the Middle East and North Africa has snowballed since the Arab spring uprisings in 2010 and the rise of the Islamic State. Outside the Middle East, the countries with the highest number of people fleeing in 2015 were Ukraine, Nigeria, Democratic Republic of the Congo (DRC), Afghanistan, Colombia, Central African Republic and South Sudan.
•At nearly 12 million, the number of people displaced by conflict in sub-Saharan Africa has flat-lined over the last decade, underlining the chronic nature of displacement in the region.
Verantwoording:
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