12 september 2021
Hieronder plaatsen we informatie over de vertaling van de WHO trainingsmethode voor GGZ, mhGAP-HIG, in het Kirundi. Inmiddels is de vertaling van de tekst, en de verfijning hiervan op grond van culturele verschillen, een feit. Hierna gaat worden gewerkt aan de vormgeving. Na toetsing door de WHO, waarvoor het eindresultaat volgens contract zal worden aangeboden, zal de eerste druk een feit worden. Volgens planning zal dit nog in dit kalenderjaar worden gerealiseerd.
Donaties zijn welkom voor het printen van dit trainingsmateriaal, wat nodig is voor de provinciale gebieden zonder internet in Burundi.
LES ACTIVITES DE TRADUCTION DU GUIDE D’INTERVENTION HUMANITAIRE mhGAP, DEUXIEME VERSION FRANCAISE, EN LANGUE NATIONALE, LE KIRUNDI
Introduction
Le Burundi est un pays de l’Afrique de l’Est avec une des densités les plus élevées au monde (351 habitants par km2), une population majoritairement jeune mais pauvre vivant en dessous de $ 1 par jour (ISTEEBU, 2019). Il a connu plusieurs crises socio-politiques qui ont affaibli l’état de santé mentale de la population.
Malgré qu’il y ait différents tableaux des maladies mentales dans la population et beaucoup de problèmes psychosociaux, il n’existe que trois centres spécialisés en matière de la prise en charge des maladies mentales. Il s’agit du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK) et de ses deux extensions, le Centre Neuropsychiatrique de Ngozi (CNP Ngozi) et le Centre de soins mentaux de Gitega.
En vue de l’amélioration de l’accessibilité des soins, le CNPK avec le soutien financier de ses partenaires, entre autre l’OIM, Fracarita Belgique, Malteser International, Louvain Coopération, War Trauma Foundation, Fondation Kennis Zonder Grenzen des Pays Bas, HCR, a commencé la décentralisation des soins mentaux, en particulier les soins psychosociaux dans le système de santé primaire au Burundi. Ces organisations ont travaillé dans dix provinces de 2016 à 2020. Il y a eu intégration des soins de santé mentale dans le système de santé. Le personnel soignant a été formé ainsi que les agents de santé communautaire (ASC). Au total, 246 prestataires soignants (58 médecins et 196 infirmiers), 465 ASC et 4 psychologues ont été formés. L’outil de formation étant principalement le Guide mhGAP, recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Pour les formations des agents de santé communautaire, un outil de formation avait été conçu par le personnel du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge. Par après, le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA (MSPLS), avec le soutien de ses partenaires, a élaboré un livret intitulé « AGATABO MFASHANYIGISHO K’UMUREMESHAKIYAGO » signifiant « Guide de manuel de l’Agent de Santé Communautaire ». Tous les deux livres ne sont pas conçus à la manière dont est conçu le mhGAP, qui requiert une méthode d’enseignement « interactive », prouvé être efficace pour l’enseignement des ASC. Ils n’ont pas également le même contenu que le mhGAP. Etant donné que le livre recommandé par l’OMS pour la formation en santé mentale, le besoin de traduire le guide mhGAP se fait sentir d’autant plus qu’une grande partie des ASC ne parle pas français. Etant donné également que les sensibilisations se font en langue nationale, un livre mhGAP traduit apporterait une plus-value dans le domaine des sensibilisations d’une part et d’autre part dans la prise en charge psychosociale.
C’est dans cette optique que le CNPK, avec le soutien financier de la Fondation Kennis Zonder Grenzen des Pays Bas, a organisé une retraite pour la traduction de ce guide.
Objectifs
L’objectif global est de produire un document de santé mentale en langue nationale en vue de la facilitation des formations des ASC.
Objectifs spécifiques sont renforcer des capacités des ASC, faciliter leur apprentissage en matière de la santé mentale. En plus contribuer à harmoniser les modules de formation pour les ASC.
Principaux constats
Le sens de certaines lignes, phrases et verbes n’est pas bien perceptible dans le guide en français. La consultation du guide en anglais est importante pour bien traduire.
Le terme technique ‘délire’ n’est pas bien défini dans la version française de mhGAP.
Le chapitre des médicaments pourrait être discuté si on peut le mettre tel qu’il est ou pas car on a constaté qu’il peut y avoir un défaut d’usage.
Points forts du projet
Equipe des traducteurs mixte (médecins, psychologues, infirmiers).
Traducteurs expérimentés (plusieurs années de service en santé mentale et tous certifiés sur mhGAP).
Lieu de traduction calme et loin des services habituelles.
Aspects logistiques suffisants et disponibles à temps.
Profil des traducteurs
Dr NIMUBONA Godelive, Médecin Psychiatre
Dr DUSHIME Gladys, Médecin généraliste
NDAYISHIMIYE Pierre, Infirmier psychiatre
NDIKUMANA Michel, Psychologue clinicien
LUKUSA Paula, Psychologue clinicienne
Fait à Bujumbura, le 8/9/2021
Michel NDIKUMANA, Traducteur-superviseur